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Recent works
Chema Madoz, Untitled, 2011
Gelatin silver print, 135 x 110 cm, edition of 7
© Chema Madoz, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Chema Madoz »

Recent works

12 Feb – 5 Apr 2014

Wed 12 Feb 18:00 - 21:00

Galerie Esther Woerdehoff

36 rue Falguière
75015 Paris

+33(0)9-51 51 24 50


www.ewgalerie.com

Tue-Sat 14-18

Recent works
Chema Madoz, Untitled, 2010
Gelatin silver print, 60 x 50 cm, edition of 15
© Chema Madoz, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Chema Madoz
Recent works


Exhibition: February 12 – April 5, 2014
Opening Reception: Wednesday, February 12th 2014, 6pm to 9 pm
The artist will be present.

Esther Woerdehoff Gallery is pleased to present a selection of recent works by the Spanish photographer Chema Madoz. A bottle of night black ink, a tie acting as barrier or a swinging butterfly, these photographs describe a poetic inventory of reality, transformed by an illusionist photographer. Chema Madoz selects the size and edition he gives to each of these precious silver prints and the gallery presents for the first time his stunning large prints, where a giant butterfly becomes a bird or a music partition appears as venetian blinds. The photographer also presents in exclusivity his new hybrid works, where he creates compositions around eyes drawings, reminding of old scientific boards, in a fully surrealistic approach.

Born in Madrid, Spain, in 1958, Chema Madoz self-educated himself on photographic shooting and printing in the early 1980’, in the creative burst of the Movida. Taking up art history and professional photography studies in evening classes, he had his first exhibition and won his first award in 1984. Working at first outside, exploring the unique relationship he created between his models and their environment, he then devoted himself exclusively to photographying objects and built over time a corpus that reflects his inner world. Deliberately ignoring the trends of contemporary art, he transmits a poetic and whimsical imaginary with a strict sense for composition and a high artistic consistency.

If Chema Madoz’s photographs can hastily be described as still lifes and even have graphic similarities with the classical advertising pictures of the 1930’, each image is actually a visual poem, a moment of grace turned into a photograph. As a poet assembles words, Chema Madoz works with a vocabulary of objects that he combines, modifies, and assembles to obtain unexpected marriages where surrealism and absurd stand close. The artist collects found objects in his studio, like a trivial cabinet of curiosities waiting to be revealed. Extracted from a timeless picture book, shoes, books, watches or ladders, are objects that have been photographed since the nineteenth century ; Chema Madoz extracts them from their utilitarian banality to realize the dreams they aspire to, defying the laws of physics and realism.

The American photographer Duane Michals wrote that “Madoz lives in a mirror and sees the world head upside down, and backwards”. As seductive as it can appear, the reflect of reality is an artificial image and the photographer plays with the credulity of the viewer who think photography as a literal representation of the world. If the objects-subjects of his pictures belong to reality and do not result from photomontages or post treatment of the image, they only exist to become photographs, ephemeral installations set by the falsely objective image of their presence. In this sense, the objects photographs created by Chema Madoz act as illusions, questioning our perception of reality and its representation. (Text by Florence Pillet)

Recent works
Chema Madoz, Untitled, 2011
Gelatin silver print, 135 x 110 cm, edition of 7
© Chema Madoz, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Chema Madoz
Oeuvres récentes


Exposition : 12.02 – 05.04.2014
Vernissage : mercredi 12 février 2014, de 18h à 21h, en présence de l’artiste

La Galerie Esther Woerdehoff est heureuse de présenter une sélection d’oeuvres récentes du photographe espagnol Chema Madoz. Flacon d’encre renversé, cravate-barrière ou balançoire à papillon, ces photographies décrivent l’inventaire poétique d’une réalité transfigurée par un photographe illusionniste. Chema Madoz pense spécifiquement l’édition et le format de ces superbes tirages argentiques et la galerie présente pour la première fois d’immenses photographies, où il métamorphose un papillon en oiseau ou une partition en store vénitien. Le photographe présente aussi en exclusivité des oeuvres hybrides, où il compose autour de yeux dessinés à la manière d’anciennes planches scientifiques, dans une approche pleinement surréaliste.

Né à Madrid en 1958, Chema Madoz découvre la prise de vue et le tirage photographique en autodidacte au début des années 1980, dans l’effervescence créative de la Movida. Reprenant des études d’histoire de l’art et de photographe professionnel en cours du soir, il réalise sa première exposition et remporte son premier prix en 1984. Travaillant d’abord en extérieur, en explorant les rapports singuliers qu’il créé entre ses personnages et leur environnement, il se consacre ensuite de façon exclusive à photographier des objets et construit au fil du temps une oeuvre reflet de son monde intérieur. Ignorant volontairement les modes de l’art contemporain, il transmet un imaginaire poétique et fantaisiste sous une rigueur formelle d’une grande cohérence artistique.

Si l’on peut hâtivement décrire les photographies de Chema Madoz comme des natures mortes, voire leur trouver des ressemblances graphiques avec la production publicitaire des années 1930, on se rend vite compte que chaque image est en fait un poème visuel, un moment de grâce transformé en photographie. Comme un poète assemble les mots, Chema Madoz travaille à partir d’un vocabulaire d’objets qu’il combine, retravaille, assemble, oppose jusqu’à obtenir des rencontres inattendues, où le surréalisme et l’absurde ne sont jamais loin. Le photographe accumule dans son atelier des objets glanés, comme un cabinet de curiosités anodines qui attendent d’être révélées.

Issus d’un imagier atemporel, souliers, livres, montres, ou échelles, ces objets ont été photographiés depuis le XIXe siècle ; Chema Madoz les extrait de leur banalité utilitaire pour réaliser les rêves auxquels ils aspirent, défiant les lois de la physique et du réalisme. Le photographe américain Duane Michals écrit que “Madoz vit dans un miroir et voit le monde la tête à l’envers et à rebours”. Aussi séduisant soit-il, le reflet de la réalité est une image factice et le photographe s’amuse de la crédulité des spectateurs qui pensent la photographie comme une représentation littérale du monde. Si les objets-sujets de ses images s’inscrivent dans la réalité et ne résultent pas de photomontages ou de transformation de l’image a posteriori, ils n’existent pourtant que pour être photographiés, installations éphémères fixées par l’image faussement objective de leur présence. Dans ce sens, les photographies d’objets de Chema Madoz se comportent comme des mirages, interrogeant notre perception de la réalité et de sa représentation. (Texte de Florence Pillet)

Recent works
Chema Madoz, Untitled, 2011
Gelatin silver print, 20 x 25 cm, edition of 25
© Chema Madoz, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff